Coefficients de Leontief — Algérie (2000-2019)

Économie

Publié par Data Marketplace

Coefficients techniques, matrice inverse et multiplicateurs de production : ce qu'un dinar de demande finale mobilise.

Traductions disponibles : ar, fr, en

Documentation

Produit DÉRIVÉ, calculé à partir de notre Data Product « Tableaux des Entrées-Sorties — Algérie », lui-même extrait des publications de l'Office National des Statistiques (ONS), Algérie. Les coefficients ne figurent dans aucune publication : ils résultent de la normalisation des tableaux par la production et de l'inversion de la matrice (I − A). Aucune collecte propre.

Ce qu'un dinar de demande finale mobilise dans toute l'économie algérienne. 5 508 coefficients, dix-sept années de 2000 à 2019, dix-huit branches — les coefficients techniques et la matrice de Leontief, avec les multiplicateurs de production.

Un tableau entrées-sorties dit ce que chaque branche achète aux autres. Le normaliser par la production donne les coefficients techniques : ce qu'il faut de produit i pour un dinar de produit j. L'inverser donne tout autre chose — (I − A)⁻¹, ce que la production de i doit valoir en tout, effets en chaîne compris, pour qu'un dinar de demande finale de j soit satisfait. C'est l'objet que les économistes utilisent pour évaluer un investissement, une politique sectorielle ou un choc de demande, et personne ne le publie pour l'Algérie.

L'ordre des multiplicateurs n'a été supposé nulle part, et sort celui d'un manuel. En 2019 : 1,21 pour les industries diverses et 1,28 pour les services aux entreprises, qui achètent peu ; 1,35 pour l'agriculture ; 1,44 pour les hydrocarbures, extractifs et donc peu entraînants malgré leur poids ; puis 2,58 pour l'ISMMEE et 2,95 pour les textiles, dont les chaînes d'approvisionnement sont longues. Un dinar de demande de textile mobilise près de trois dinars de production dans l'économie ; un dinar d'hydrocarbures, un et demi.

Quatre contrôles, trois mathématiques et un économique. Le rayon spectral de la matrice technique doit rester sous un — au-delà, l'économie consommerait plus qu'elle ne produit et l'inverse n'existerait pas ; il vaut ici 0,60 à 0,63. L'inversion est exacte à 10⁻¹⁶ : (I − A) · L = I. La matrice de Leontief domine l'identité, diagonale comprise entre 1,0001 et 2,63, aucun coefficient négatif. Et la reconstruction — L multiplié par la demande finale nette doit retrouver la production publiée.

La borne du modèle est chiffrée et publiée avec chaque ligne. La reconstruction sort 5,7 % trop bas. Ce n'est pas du bruit : la branche 16, Commerce, pèse exactement cette part des consommations intermédiaires et n'a aucune ligne d'offre dans le tableau source. Elle y a une colonne — elle achète — et une production brute, mais son produit passe par les marges commerciales, qui se compensent entre branches et somment à zéro. La poser comme ligne d'offre porte le rayon spectral à 1,06 et le modèle cesse d'exister. Les dix-huit branches retenues sont donc exactes entre elles ; la dix-neuvième manque, et deux colonnes du fichier disent de combien, année par année.

Cinq années ne sont pas publiées, toutes pour la même raison vérifiée. 2008, 2009, 2010, 2020 et 2021 n'ont pas de ligne « Marges commerciales » dans le tableau source, et sans elle la ressource ne se décompose plus : leur reconstruction sort à 40 %, ce qui n'a rien à voir avec la branche absente. Nous ne publions pas une matrice dont le contrôle échoue.

Une leçon de méthode, parce qu'elle a failli nous coûter le produit. Une première mesure omettait les marges commerciales des déductions et donnait 40 % d'écart sur toutes les années — de quoi conclure à l'impossibilité et abandonner. La ressource d'un produit vaut sa production plus ses importations, ses taxes et les marges qui s'y ajoutent ; oublier un seul terme de l'équilibre disqualifie à tort un modèle qui tient.

Unité et lecture. Les coefficients sont sans dimension : des dinars par dinar. Le fichier est en forme longue — une ligne par (année, branche d'origine, branche de destination) — avec le coefficient technique, le coefficient de Leontief, le multiplicateur de la branche de destination, et les deux mesures de borne. Il se lit avec nos « Tableaux des Entrées-Sorties », dont il est dérivé et qui en portent les données brutes.

Open Data valorisées : la donnée source est un document administratif public, disponible gratuitement à l'origine sous forme de PDF non structuré. Ce produit reflète le travail réel de structuration (extraction, nettoyage, historique de versions) et de mise à disposition via plusieurs canaux de distribution — c'est cette valorisation qui est tarifée, pas la donnée brute, qui reste par ailleurs librement accessible à sa source d'origine (voir ci-dessus).

Distribution

Aperçu des données

5 508 lignes, 11 colonnes au total · 673,5 Ko

Extrait des 5 premières lignes

anneenombrecode_originetexteoriginetextecode_destinationtextedestinationtextecoefficient_techniquenombrecoefficient_leontiefnombremultiplicateur_productionnombreecart_reconstruction_pctnombrepoids_branche_absente_pctnombresourcetexte
200001Agriculture, sylviculture, pêche01Agriculture, sylviculture, pêche0.0639661.1013921.32585.675.20ons_tableaux_entrees_sorties
200001Agriculture, sylviculture, pêche02Eau et Energie0.0000000.0141121.55975.675.20ons_tableaux_entrees_sorties
200001Agriculture, sylviculture, pêche03Hydrocarbures0.0002640.0073691.34165.675.20ons_tableaux_entrees_sorties
200001Agriculture, sylviculture, pêche04Services et Trav. Pub. Pétroliers0.0113920.0761361.98665.675.20ons_tableaux_entrees_sorties
200001Agriculture, sylviculture, pêche05Mines et carrières0.0080550.0249881.72635.675.20ons_tableaux_entrees_sorties

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